l88 CAMPAGNE DE l8l4,
près de 5 mille hommeshors de combat et a milleprisonniers. La perte des premiers n’excéda pas3 mille hommes. Le maréchal de Bellegardearrêté au passage, ne sut trouver aucun ex-pédient pour se tirer d’embarras. Attaquant surun seul point, attaqué sur trois autres , il laissaisolément aux prises toute la journée ses divisions,sans porter en avant de Pozzolo les renforts qu’illui était si facile d’y réunir, et par cette inertielit battre 5o mille vieux soldats par 3o mille con-scrits; mais cet échec fut peu de chose encoreen comparaison des désastres qu’aurait essuyésson armée, si le Vice-roi, retardant d’une heureou deux l’exécution de son premier projet, s’étaitrendu maître de la ligne du Mincio : car alorsjeté au milieu d’un pays ennemi entre le Pô et lesmontagnes du Brescian , sans appui, ni commu-nication avec sa base d’opérations, toute voiede salut lui eût été fermée.
Les dispositions faites sur le champ de bataillepar le Prince , prouvent un coup-d’oeil sûr etprompt ; toutefois peut-être se priva-t-il inop-portunément de la cavalerie de sa garde , car ilparaît que l’infanterie et quelques pièces de ca-non suilisaient pour tenir Goito, que la seulebrigade Veczay pouvait attaquer à revers.
Les succès obtenus par l’armée française n’é-taient pas assez décisifs pour lui permettre de res-ter sur la rive droite du Mincio. Les Autrichiens