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CAMPAGNE DE l8l4,
Quesnel à Yolta et Pozzolo, le général Marcogneià Cerlongo et Goito, la garde royale à Mantoue ,la cavalerie en seconde ligne à Cereta, la divisionRouyer à Bozzolo et Marcaria.
Sans doute en isolant deux armées, on se pro-cure de grands avantages; néanmoins il nous sem-ble qu’ici ce n’était pas le cas. D’abord le terrainaux environs de Legnago est peu propre aux ma-noeuvres; de plus, les deux armées ennemies setrouvaient séparées par le fait, puisqu’elles n’a-vaient pas de pont sur le fleuve ; enfin chacuned’elles avait la supériorité du nombre sur l’arméefrançaise : c’eût donc été une imprudence, qued’aller s’enfourner dans cette contrée maréca-geuse , pour être acculé par les Autrichiens au Pô,tandis que les Napolitains bordaient sa rivedroite. Le feld-maréehal aurait bien dû plutôt seréjouir de voir le Vice-roi prendre ce parti, ques’en effrayer :> et ses craintes à cet égard étaientpuériles.
Dès que tout eut confirmé au Fioi de Naples le départ du comte Grenier pour Je Mincio ,il sentit qu’il ne pouvait se dispenser d’efîacerpar une marche ollênsive l’espèce de tache qu’im-primait à ses armes, une retraite de plus de iomyriamètres devant un ennemi inférieur, et sansautres combats que des échauffourées d’arrière-garde. Informé qu’on ne lui opposait plus qu’uncorps de 4 bataillons et 10 à 12 escadrons hors