206 CAMPAGNE DE 1814,
Reconnais- coiidnile se passaient le Ions du Pô , quelques
sauce du Vice- * • ^ / . . J
roUuriaiigne mouvemens ordonnes clans l’armee autrichienne par le comte de Bellegarde, déterminèrent leYice-roi à faire une reconnaissance générale.Des détachemens se portèrent à la fois sur Castel-novo , Valeggio, Roverbella, Castellaro et Osli-glia. Les avant-postes ennemis furent reployésdans toutes les directions, et les colonnes parve-nues devant les masses, commencèrent le feupour les faire déployer. Leur but ainsi rempli,elles retournèrent dans leurs positions respec-tives. Cette opération dictée par la prudence etque les Autrichiens présentèrent comme desattaques que leur valeur avait fait échouer , nelaissa pas de donner de l’inquiétude au feld-maréchal. Loin de prendre l’initiative de l’offen-sive comme le Roi de Naples l’en conjurait, ilconcentre ses forces ne laissant qu’une avaut-posiùon iiu garde à Salionze, Yaleggio et Bozzolo, aux ordres
B.iiegardc. du comte de Neipperg . Le gros de l’armée futréparti sur deux lignes , la première ayant ladroite à Castelnovo, la gauche à Yilla-Franca ;la seconde derrière l’Adige et à Yérone, où laréserve de grenadiers et le quartier-général re-tournèrent.
Non moins circonspect que lui, le Roi de Na-ples caché par l’Enza, ne donnait à l’armée fran-çaise aucun signe d’existence. Tout le mois demars s’écoula sans le moindre événement, et cette