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Tome second. Première partie.
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CAMPAGNE DE l8l4,truit que l’escadre portant la 2 e division de l'ar-mée expéditionnaire venait d’arriver dans le golfede la Spezzia , il mit la première en marche dePise et de Lucques le a3 mars sur la Magra, etforça le poste français de Sarzana à repasser cetterivière, voulant par-là faciliter le débarquementdes 6 mille hommes dont elle était chargée.

Tel était l’état des choses en Italie vers la fin dumois de mars. L’attitude des conscrits de i8i5sur cette terre classique de conquêtes, quoiquecomparable par son énergie à celle des bandesrépublicaines de 1796, arrêtait moins encore lesprogrès des Alliés que ne le faisaient les calculsde la politique. Le comte de Bellegarde ambi-tionnant des succès sans travaux, des conquêtessans combat, n’avait garde de s’écarter des ins-tructions machiavéliques de sa cour; de son côté,Joachim éprouvant déjà le juste châtiment de sadéfection par les inquiétudes dont il était rongé,s’aliénait chaque jour la confiance de la coalitionpar ses tergiversations : tremblant devant le géniede son maître qui semblait alors se relever, il levoyait vainqueur de ses ennemis, punir la foimentie, et le précipiter du trône où il l’avait élevé.Sans les revers de Laon et d’Arcis, une secondedéfection le r-amenait à l’Empereur et sauvait leroyaume d’Italie; mais cet Etat irrévocablementattaché au sort du grand Empire , après en avoirpartagé la gloire, devait être entraîné dans sachute.