CHAPITRE XXI.
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(conférer avec le Roi. Leur entrevue fut orageuse;
Tous deux avaient des récriminations à s’oppo-ser. Lord Bentinck demanda comme prélimi-naire , quelaToscane fût évacuée par les troupes (napolitaines, et finit en menaçant Joachim et de Joachim,de faire rembarquer la division qui avait pristerre à Livourne , et d’aller la jeter dans le golfede Naples, où elle était attendue à bras ou-verts par les partisans de Ferdinand. Celui-ci, laproclamation du prince héréditaire de Sicile àla main, se plaignit avec amertume d’avoir étéari’aché de ses Etals et eutraîné dans une guerreinjuste sous la vaine promesse d’une alliance, dé-clarant qu’il ne ravalerait jamais sa dignité jus-qu’àremettre la Toscane conquise par ses armes,à une puissance avec laquelle il se trouvait dansun simple état d’armistice.
Cette discussion était loin de promettre l’unionet l’harmonie nécessaires aux succès des coalisés.
Elle sema même des germes de discorde qui au-raient infailliblement amené une rupture , si lacour de Londres n’eût ordonné à son général dedésavouer l’ordre du jour intempestif du princehéréditaire de Sicile , de se désister de ses préten-tions sur la Toscane , et d’annoncer au Roi deNaples qu’elle approuvait dans son entier le traitéd alliance conclu avec l’Autriche .
Au milieu de ces contestations, lord Bentinckne laissa pas de commencer ses opérations, lus-a. li