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214 CAMPAGNE DE l8l4 ,
le général Laroche rassemblait, disait-ôn, uncorps de troupe considérable; sans_ nouvelles duValais où le colonel Simbschen avait été envoyéde Lausanne pour s’emparer des passages duSimplon et du mont Saint-Bernard, ce généralperdit encore quelques jours à ouvrir par Pont-d’Ain etNantua une communication avec Genève ,et se contenta de pousser une faible avant-gardesur la route de Lyon . Enfin, lorsqu’il fut bien as-suré que le colonel Simbschen soutenu d’un ba-taillon de Valaisans , se trouvait en mesure de dé-fendï’e contre les partis venant d’Italie les passagesdont la garde lui était confiée, et qu’il avait mêmepris possession de Thonon ; instruit d’ailleursque le corps de troupes rassemblé par le généralLaroche n’était autre chose que la garnison deGenève renforcée de plusieurs centaines de con-scrits, il crut seulement alors pouvoir prendrel’offensive de Bourg ainsi que de Genève . A ceteffet, le général Zeichmeister reçut l’ordre deremettre la garde de cette dernière place auxchasseurs genevois qui venaient de s’y former,d’attaquer avec sa garnison le corps français établi à Rumilly , et de le mener battant jus-qu’à Chambéry , tandis que le comte de Bubnase dirigerait lui-même vers Lyon avec le gros deses troupes, après avoir laissé des délacbemensà Mâcon et à Bourg-
Avant de rendre compte de l’exécution de ce