CHAPITRE XXII.
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plan tardif, il n’est pas hors de propos d’exposerles mesures de défense prises par les Français .
On a vu au chapitre I er que le duc de Cash-glione était désigné pour commander le corps duRhône , et par l’état n° vi, annexé au chapitre III,qu’à l’époque du 6 janvier, les troupes affectéesà la formation de cette armée, consistaient eni,$oo hommes épars encore dans différensdépôts.
Les dangers toujours croissans sur cette fron-lière déterminèrent l’Empereur à presser le dé- rive àpart du duc de Castiglioue. Ce Maréchal partitde Paris le 11 janvier, et arriva à Lyon le i4 , au.moment où l’avant-garde du comte Bubna entraità Montluel .
Bien qu’on n’eût pas caché au duc de Casti-glione les progrès de l’ennemi, on s’était biengardé de lui faire connaître la faiblesse des moyensmis à sa disposition. Les aperçus du Ministreélevaient à 6 mille combaltans le nombre destroupes régulières réunies aux environs de Lyon ;mais quelle fut sa surprise lorsqu’il vit que toutesses ressources se bornaient aux 1,200 hommesdu général Musnier , parmi lesquels se trouvaientseulement z 5 o anciens soldats ! Il entrevit dès-lors toute la difficulté de sa tâche, et jugeaquelle consistait plutôt à former une armée qu’àdiriger des opérations militaires.