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CAMPAGNE I)E l8l4,
soldats et de chasseurs réputés bons tireurs ;une troisième compagnie se forme des douaniersde toute la ligne; le département monte et équipeà ses frais cent vieux cavaliers qui sont extraitsde leurs dépôts , et fournit l’attelage complet de6 bouches à feu.
En arrivant à Barraux, le général Marchandtrouva une poignée de conscrits presque nus etdémoralisés parles besoins auxquels ils étaient enproie depuis un mois. Son premier soin , aprèsles avoir repus et retirés de bivouacs aussi meur-triers qu’inutiles, fut de les porter à la Cha-vanne , position à gauche de l'Isère qui dominele pont de Montmélian , où bientôt le comteDessaix vint placer son quartier-général. Rassuréainsi sur sa droite et son centre que défendaitBarraux, le général Marchand dirigea en toutehâte sur les Echelles le peu de troupes disponi-bles qui lui restait, et parvint à y rassembler en-viron i,5oo hommes, dont le vicomte de Barrai,maréchal-de-camp, en retraite depuis 20 ans,vint malgré ses infirmités et son grand âge, pren-dre volontairement le commandement.
Le général Zechmeister pouvait, en profi-tant de la terreur de la petite troupe qui fuyaitdevant lui, se rendre maître de Grenoble , maisimitant son général en chef, il délibéra huit jours-s’il tenterait ce coup de main; puis ayant ap-pris qu’on était déterminé à ne plus lui céder