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CHAPITRE XXII.
de terrain sans combat, il se tourna le 3i jan-vier contre le poste des Echelles qui ferme laroute de Chambéry à Lyon ; et alin de détour-ner l’attention des Français , ordonna de faire lemême jour des démonstrations sur Barraux etla Chavanne.
Le général Barrai n’avait pas assez de mondepour empêcher qu’on ne tournât son poste. Les l’ennenu.conscrits et les gardes nationaux attaques surplusieurs points à la fois , après une courte résis-tance , se retirèrent sur Yoiron et Saint-Lau-rent-du-Pont, où le comte Marchand les éta-blit en attendant les renforts qui lui étaientannoncés.
La fausse attaque contre la montagne qui do-mine le fort Barraux offrit l’exemple d’un dé-vouement peut - être unique dans les fastes del’histoire. La compagnie du 8 e léger qui défendaitcet avant-poste , ayant bientôt brûlé toutes sescartouches, des enfans du village de Barraux,âgés de 10 à 12 ans se disputèrent l’honneur delui porter des munitions ; les distribuèrent eux-mêmes au milieu du feu, et continuèrent ces pé- 'nlleux voyage s jusqu’à ce que l’ennemi eût renon-ce a son entreprise. Le feu de l’artillerie suffit pourcontenir la démonstration contre la Chavanne.
Pendant que ceci se passait dans le Mont-Blanc,le comte de Bubna, q U i n’avait osé prendre Lyon ,crut pouvoir occuper sans risque tout le pays