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Tome second. Première partie.
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228 CAMPAGNE DE l8l4

y serait rentré sans coup férir, ou tout au moinsqu'il eût opéré sous ses murs sa jonction avec legénéral Marchand, sans que le comte Bubna pût 1songer à autre chose qu’à regagner la Suisse parLons-le-Saulnier . Si décidé à attaquer corps àcorps son adversaire, il eût voulu diriger de pré-férence sa marche par Bourg sur Lons-le-Saulnier ,c’est encore par masse qu’il devait déboucher ,sans s’inquiéter des troupes cantonnées sur larive droite de la Saône , certain de les écraser«près avoir battu et mis en fuite les deux brigadesqu’il avait en tête.

L’exécution du plan adopté commença le 17février, et pour surcroît de malheur , le Maré- »chai jugeant sa présence à Lyon indispensable,ne put lui imprimer la vigueur susceptible d’enpallier le vice radical.

Les Autrichiens disséminés n’opposèrent nullepart de résistance. Le général Pannetier culbutales avant-postes à Villefranche , leur fit une cen-taine de prisonniers, et enleva le lendemain Mâ-con au général Scheilher, après un engagementassez chaud. Le général Musnier délogea deReprise de Meximieux les postes du général Klopfstein , etfrançais . les poursuivit jusqu’au village de Loye dont ilsfurent chassés avec perte , malgré l’arrivée d’unrenfort, à l’aide duquel ils espéraient rétablir lecombat.

Le Maréchal jugeant bientôt que la direction