CHAPITRE XXII. 32g
suivie par cette colonne était la meilleure , eutl’idée de la renforcer, et dans ce dessein , fit par-tir de Lyon le général Pouchelon; mais arrivé àMeximieux , il lui ordonna de se porter sur Nan-tua, tandis que le général Musnier forcerait demarche sur Bourg, se flattant ainsi de couper toutce qui se trouverait entre ces deux villes. Cettepetite combinaison manqua son but. Le généralKlopfstein eut le temps d’évacuer Nantua et dese rallier à Bourg au comte Ëubna , qui n’ayantaucun intérêt à attendre un choc inégal, prit leparti de battre en retraite. Lorsque les Françaisarrivèrent devant ces villes le 19 et le 20, ellesétaient abandonnées.
De son côté , le comte Marchand jugeantavec raison que la diversion la plus convenableserait de reprendre le poste des Echelles quimenaçait Lyon , fit ses dispositions pour enchasser l’ennemi, et en cas de réussite, le pour-suivie de front sur toute la ligne jusqu’à Cham-béry . En conséquence, le général Dessaix can-tonné à la Chavanne avec i, 5 oo hommes depuisla fin de janvier , reçut l’ordre de forcer le 16 lepassage de l’Isère , au-dessus de Montmélian , dedéloger les Autrichiens de celte ville , et de venirrallier à la hauteur des Marches une colonne de800 hommes que le major Bois devait lui amenerde Barraux, pour de là se porter vers Chambéry ,pendant que le général Marchand s’y achetai-