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Tome second. Première partie.
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CHAPITRE XXII.

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mandait dans une autre dépêche : « L’Empereur33 n’est point satisfait de vos dispositions. Enpous-

tion son escorte pour balayer la ville et rétablir l’ordre et la tran-quillité.

Vers 3 heures après midi, le Général en chef arrive « descendchez Augereau , lui fait part de la position des deux armées , etpar le ton de son récit, semble lui demander un avis, : « Il y a beau-

* coup de ressources à ces accidens fâcheux, dit celui-ci; c est» dans l’occasion qu’on reconnaît ses amis : plus le danger est» grand, plus il faut en imposer à l’ennemi ; et....» Le généralBerthier l’interrompant : « Je crois que le général Augereau ne» connaît pas la position des Autrichiens. » A quoi il répartit-

« Je la connais mieux que vous, f.! Ce ne sont plus des

» phrases qu’il nous faut.... — Eh bien , reprend vivement Bona-» parte, que faut-il donc pour sauver l’armée? ■—■ La rallier, faire

* des exemples des lâches qui portent la terreur dans les rangs, et» ne pins parler de retraite. Ma division qui n’a jamais reculé devant» les Espagnols , mettra en déroute les Autrichiens , s’ils se pré-

* sentent devant elle : les braves que je commande périraient plutôt» mille fois. Pourquoi les autres divisions n’en feraient-elles pas» autant? Que chaque général jure de vaincre ou de mourir, et je» réponds de la victoire la plus signalée que les Républicains aient» jamais remportée. Ne te dissimule point que l’Europe entière» a les yeux ouverts sur nous; que l’Italie évacuée, la guerre civile» s’allume en France ....» Puis après quelques minutes de réflexion,d ajoute ; « Tu me dis que l’ennemi s’est emparé du pont de San-

* Marco et de Brescia ; eh bien ! dès que ma troupe aura pris

* quelques heures de repos , je partirai pour l’en chasser et rouvrirla communication entre Milan et Vérone . » Alors Bonaparte dé-cidé : * Puisqu’il en est ainsi, je vais donner l’ordre de lever le siège

de Mantoue. » Augereau combattit fortement ce projet, mais n’eutpas le talent de persuader le Général en chef, qui sur ce point avaitdes vues plus saines \ui.

Conformement aux dispositions arrêtées, la division d’Augereau te mit en marche le 13 au soir dans le plus grançl ordre, et arriva au