Band 
Tome second. Première partie.
Seite
234
JPEG-Download
 

234 CAMPAGNE DE l8l4,

» saut ainsi des délacliemens dans différentes di-» rections, vous allez chercher tous les points où

petit jour du 14 à Castiglione; de là elle continua sa marche encombattant sur Brescia , où le Général, à la tête de 4°° chevaux ,chargea l’arrière-garde des Autrichiens qui en sortait.

Dès que Bonaparte fut rendu à Brescia , il convoqua un conseil deguerre : « Citoyens Généraux , dit-il, je vous ai fait appeler pour» délibérer sur les moyens de sauver l’année. Plusieurs corps de» troupes ont effectué leur retraite d’après mes ordres; j’ai ordonné» à Serrurier de lever le siège de îlantoue et de repasser le Pô à» San-Benedetto. Les généraux Massena et Joubert ont été con-» traiuts de céder à la force les postes importans de Corona et» Rivoli ; Sauret de Salo s’est retiré à Dezenzano; le général de bri-» gade Guyeux tenait encore avec 1,800 hommes dans un bâtiment» où il s’est retranché : mais je crains que privé de toute espèce de» ressources, il n’ait succombé. Tel est l’état des choses. Croyez -» vous plus convenable d’opérer notre retraite derrière le Pô pour» y rallier l’armée, que d’attaquer l’ennemi avec le peu de forces» qui nous reste, puisque nous avons déjà rétabli nos communi-j> cations avec Milan ? »

Plusieurs généraux furent d’avis qu’il serait imprudent de tarderplus long-temps d’effectuer la retraite , et que la prudence conseillaitd’aller prendre une ligne défensive de l’autre côté du Pô.

Le général Augereau combattit avec chaleur cette opinion, et endémontra les inconvéniens. « Si l’armée repasse le Pô, dit-il, l’en—» nerui qui a percé notre ligne sur trois points , nous poursuivra» jusque dans la rivière de Gènes , où nous crèverons comme des

» j... f.de misère et de faim. Marchons doue à lui avec

» le peu de monde qui nous reste ; tâchons de délivrer Guyeux et» de rétablir nos communications avec Salo , pendant que les divi-» sions en retraite feront volte-face et chercheront à regagner leurs» anciennes positions. Si ces nouveaux efforts échouent, il sera» toujours temps de songer à la retraite. »

Le général Despfnois s’éleva fortement contre cette opinion, fine cessait de répéter : Comment appuierons-nous la droite? Avec