chapitre x&ii. 2 ^7
» ordres. Vous devez, M.le Maréchal, reunir vostroupes en une seule colonne, vous mettre à la33 tête et marcher soit sur le pays de Yaud, soit3 > sur le Jura , au cas que l’ennemi s’y trouve ras-33 semblé.... ; c’est par la réunion des masses qu’on« obtient de grands succès. Je puis d’ailleurs vous33 donner l’assurance que S. M. a des motifs tres-33 positifs de penser que l’ennemi est d’avance33 très-effrayé des mouvemens qu’il suppose que3 > vous devez faire, et auxquels il doit en effet» s’attendre. 11 serait bientôt rassuré si vous vous33 borniez à faire faire des courses à des déla-is chemens, en restant tranquillement de votre33 personne à Lyon . C’est en vous mettant à la tête33 de vos troupes, comme l’Empereur le veut, et>3 en agissant vigoureusement, que vous parvien-3i drez à faire une grande et utile diversion. 33Néanmoins, le gros de l’armée du Rhône futà peu près stationnaire jusqu’au a 5 février. LeMaréchal n’ayant, à l’exception de 10 millehommes venus d’Espagne , que des conscrits oudes gardes nationales non instruits et mal habillés,hésitait à s’engager dans un pays de chicane,avant d’avoir complété leur équipement, et parses motifs justifiait son inaction aux yeux duMinistre qui, forcé de lui témoigner de nouveaule mécontentement de l’Empereur, lui écrivit le23 février« S. M. pense qu’il est très-indifférent» que les bataillons de la réserve de Nismes soient