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» Elle m’ordonne en conséquence de vous réxté-» rer ce que je vous ai mandé trois fois par ses
cendit au logement d’Augereau. « Je viens d’apprendre, lui dit-if,* que Valette a abandonné Castiglione sans tirer un coup de fusil,» et que sa troupe s’est retirée ici et à San-Marco : ainsi, tu vois» qu’il faut effectuer absolument notre retraite. Eh ! pourquoi cela,» f....., répond Augereau? au nom de Dieu ! laisse-moi faire. Demain» matin, j’attaquerai l’ennemi; je suis d’autant plus certain de la» victoire, que jamais les troupes n’ont montré plus d’ardeur. Je» viens de visiter les camps : officiers et soldats brûlent d’en venir» aux mains. — Dans ce cas, ajoute Bonaparte , je veux les voir» aussi. » Augereau se disposait à l’accompagner, lorsque tous lesofficiers généraux et supérieurs de sa division vinrent offrir leurshommages au Général en chef. « Venez dans nos camps, lui dirent» ces braves , et vous jugerez par vous-môme de l’esprit de la» troupe. » Non encore rassuré par ces témoignages, Bonaparte leur dit : « Savez-vous bien, mes amis, que vous avez a5 mille» hommes devant vous, commandés par Wurmser? —C’est égal,» général ! s’écrièrent-ils d’une voix unanime : nous n’avons jamais» compté nos ennemis. Soyez tranquille, et reposez-vous sur nous. »Bonaparte visita néanmoins le camp : les troupes étaient en bataille,sans armes, sur le front de bandière ; aussitôt qu’elles l’aperçurent,elles l’accueillirent aux cris de Vive la République ! vivent nos bravesGénéraux ! si l'ennemi ! pas de retraite ! quelques volontairess’élançant hors des rangs et indiquant à Bonaparte de la main leshauteurs de Castiglione, « Nous jurons de vaincre ou de nous faire» tous ensevelir là. » Alors se tournant vers Augereau : « Tu as,» raison, je crois; avec des braves comme ceux-là, il ne faut ja-■» mais parler de retraite. Allons donc, marchons à l’ennemi ! » Eneffet, la bataille se livra et valut une nouvelle victoire aux Répu-blicains.
J’en appelle maintenant à tous ceux qui méditent sur les événe-mens ; si le duc de Castiglione eût déployé à Lyon le caractère qu’ilmontra dans cette circonstance, n’est-il pas permis de croire qui!aurait changé en huit jours la face des affaires en Fiance ?