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det, et à envoyer prendre de la poudre et duplomb au fort de l’Ecluse. Le jour suivant il vintborder la rive gauche de l’Arve , et la brigadeBardet prit poste à St.-Genix. Dès-lors il crut pou-voir sommer Genève . Le comte Bubna informéque le général Musnier, aidé des liabitans detoute la contrée, s’était ouvert à force de bras,le passage des Rousses , obstrué par les neiges ,et que son avant-garde aux ordres du généralOrdonneau, avait poussé jusqu'à Saint-Cergue ,territoire vaudois , balança s’il se laisserait ren-fermer dans Genève , et courrait les risques d’uncoup de main. Déjà même il avait dirigé en toutehâte sa cavalerie à Yverdun, et envoyé parle-menter un des principaux habitans, lorsque leduc de Castiglione changeant tout-à-coup deprojet, le tira heureusement d'embarras. CeMaréchal croyant déjà Genève pris , ou estimantque le corps du comte Marchand, renforcéde la brigade Bardet, suffirait pour le réduire,rappela le général Musnier à Saint-Laurent etChampagnolles afin de le réunir aux divisionsPannetier et Digeon, et d’aller livrer bataille auprince de Liechtenstein sous, les murs de Besan-çon . Délivré de toute inquiétude sur ses derrièrespar cette circonstance, dont il eut avis à l’ins-tant, le comte de Bubna se décida alors à attendreles événemens dans Genève , certain que le corpsdu général Marchand n’aurait ni la force ni les