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Tome second. Première partie.
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2Ç)2 CAMPAGNE DE 1 8 14 ï

certain sur la route qu’elle aurait suivie. Bor-deaux , à la vérité, se trouvait à découvert; maisc’était un mal inévitable.

Un général ordinaire eût sans doute adoptéce plan; mais il eût amené l’ennemi dans le coeurde la France , et l’oeil exercé du duc de Dal-matie en saisit au premier regard le désavantage.Persuadé que pour avoir été battue, une arméen’est pas détruite, et que par une opérationsavante et hardie elle peut arracher à ses en-nemis les fruits de la victoire, il se décida à mar-cher sur Tarbes par les deux rives de I’Adour,manoeuvre à-peu-près semblable à celle dugrand Frédéric, qui, levant le siège d’Olmutz ,au lieu de se retirer sur ses Etats et d’y at-tirer l’ennemi, les sauva en faisant un mouve-ment parallèle à leurs frontières, pour envahir laBohême.

L’armée française, en prononçant le siendans cette direction, s’appuyait toujours auxmontagnes, et conservait les facilités de se join-dre, en cas de besoin, à celle d’Aragon; elleobligeait les Alliés à la suivre, et pouvait parconséquent se flatter encore de sauver Bordeaux ,sur lequel lord Wellington n’eût porté qu’undétachement; car il n’était pas présumable qu’ilosât aventurer toutes ses forces dans les Landes ,laissant sur sa ligne de retraite une place for-midable , comme Bayonne , et une armée in-