CHAPITRE -XXI11.
tacte : l’événement trompa en ce point les calculsdu Maréchal français ; mais ils n’en étaient pasmoins basés sur les vrais principes.
Quoique déterminé à quitter les bords de l’A-dour, ne voulant pas perdre les approvisionne-mens considérables de riz et de farine qu’il avaità Aire et à Barcellonne , il prit dans les environsde ces villes une position de passage pour enfavoriser l’évacuation. Le comte d’Erlon, ren-forcé de la brigade de cavalerie du général Ber-ton, formait l’arrière-garde à Cazères; le comtéReille occupait Barcellonne, et le baron Clausella ville d’Aire avec les divisions Yillatte et Ha-rispe : la première occupait les hauteurs en avantà droite, dont le pied est baigné par la Grave;la seconde couvrait la route de Pau , en se pro-longeant beaucoup trop à gauche pour sa force.
Arrivé à Saint-Sever, lord Wellington trouval’Adour extrêmement gonflé par les pluies, etle pont rompu. Dans l’incertitude de la direc-tion prise par son adversaire, il lit courir aprèslui sur toutes les routes. Sir Hill remonta la rivegauche de cette rivière, le lieutenant - généralCotton la rive droite, se dirigeant tous deux àAire, tandis que le maréchal Beresford se portasur Mont-de-Marsan , en vue, dit-on , d’enleverun magasin de subsistances. Cette marche diver-gente lit peut-être perdre à lord Wellingtonles plus beaux fruits de la bataille d’Orthez , au