3g4 CAMPAGNE DE l8l4»
moins est-il certain qu’en poursuivant les Fran-çais avec tous ses moyens, il ne les eût mis dansun grand embarras.
Combat Le lieutenant-général Hill s’apercevant qu’onpouvait aisément tourner la gauche de la posi-tion d’Aire, la fit attaquer de ce côté par labrigade Lacuesta, du général Lecor, soutenuede la division Stewart. Les Portugais s’avancèrentd’abord avec résolution, et gagnèrent du ter-rain ; mais arrêtés par un feu bien dirigé, ilscommencèrent à flotter et à perdre contenance.Les Français s’en étant aperçus , marchent à euxau pas de charge, et les rejettent sur les Anglais ,derrière lesquels on parvint, quoique difficile-ment , à les rallier.
Le général Stewart dont la droite ne s’étaitjusque-là que faiblement engagée, vit le momentfavorable de tomber avec elle sur les Français dispersés par la chaleur qu’ils mettaient dans lapoursuite; et les ramena, en effet, jusque sur lebras gauche de l’Adour qui traverse la ville. Ceretour de chances prenait un caractère d’autantplus alarmant, que la division Villatte, la mieuxpostée, après avoir été mal engagée, avait repasséla rivière sans ordre. Heureusement que le comteReille attiré par le bruit du canon, fit arriver aupas de course un bataillon de son corps d’armée,qui se jeta dans la ville, et en défendit l’entréeaux tirailleurs ennemis. Ce petit renfort, suivi