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Tome second. Première partie.
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29 S CAMPAGNE DE l8l4,

sur Saint-Etienne dont il chassa les Français , etaprès avoir achevé l’investissement de la placedu côté de la citadelle, renvoya à l’armée lesdeux divisions anglaises qui l’avaient jusqu’alorsobservée entre la Nive et l’Adour.

La victoire d’Orthez et la retraite de l’arméefrançaise sur le Haut - Adour ouvraient auxAlliés la route de Bordeaux; cependant lordWellington placé dans la même situation quel’amiral Hood en 1793, devant Toulon , hésitaità se rendre aux sollicitations du duc d’Angoulême qui lui peignait cette conquête comme très-facile.Il convenait qu’elle frapperait un grand coupsur l’opinion en procurant aux royalistes et auxmécpntens du midi un point de ralliement, maisbien qu’il se promît d’user largement des res-sources qu’elle lui offrait, et d’ouvrir par laGironde un nouveau canal d’écoulement auxmarchandises coloniales, il n’ajoutait que peu defoi aux rapports passionnés des royalistes quiaccouraient chaque jour offrir leurs services auduc d’Angoulême . Il ne pouvait croire que l’exem-ple récent du sort funeste de Toulon fût pei’dupour les Bordelais , et qu’au risque d’être brûlésou saccagés ils voulussent lui livrer leur ville.D'ailleurs, pour en prendre possession, il fallaitfaire un détachement considérable, ce qui eûtrétabli, à peu de chose prè&, l’équilibre entreson armée et celle du duc de Dalmatie . Lord