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Tome second. Première partie.
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302 CAMPAGNE DE 1814,

ques royalistes tremblans sur les suites de cettedémarche, cherchent à la différer en alléguantla nécessité de disposer le peuple à la révolu-tion; et ce ne fut qu’après une longue délibé-ration , qu’on expédia le chevalier de Luetkensau maréchal Beresford à Langon pour l’engagerà poursuivre sa marche.

Cependant le sénateur Cornudet, commissaireextraordinaire de l’Empereur, et le généralL’Hui-lier, commandant la division, jugeant ne pou-voir faire tête à l’orage, étaient partis avec toutesles autorités civiles et militaires. La faible garni-son , sans ordre et sans chef, se trouvait dans leplus grand embarras. Une partie se mit en routeet passa la Garonne ; un bataillon de conscrits quiresta seul au pont de la Maye , y fut pris par lacavalerie ennemie.

Ainsi tout concourut à favoriser la révolutionLes Anglais préparée par le Maire, et le jour de l’entrée des

entrent à Bor- * * . ^ J- r

deaux. Anglais a Bordeaux tut une tete. Le bas peuple ,qui tire du commerce son premier moyen d’exis-tence, amené naturellement par une suite detransitions à envisager le rétablissement de lamaison de Bourbon comme un gage assuré depaix et du retour de l’abondance, loin de re-garder en ennemis ceux qui accompagnaient leduc d’Angoulême , se jeta avec confiance dans l’a-venir; mais les hommes clairvoyans n’entrevirent