CHAPITRE XXIII.
3oi
la fois et la faiblesse du parti royaliste, et la faus-seté de ses calculs. Eu effet, ou il était sûr de fairela révolution, et alors le détachement devenaitinutile ; ou il en doutait, et dans ce cas il eût étéinsuffisant et compromis. Mais les instances réité-rées du marquis de Laroclie-Jacquelein et d’unnouveau député expédié de Bordeaux par lecomité royaliste, décidèrent le général anglais àdonner quelque chose au hasard : seulement aulieu d’envoyer les 3 mille hommes demandés, ilprescrivit au maréchal Beresford de se porter surcette ville avec la brigade de cavalerie du colonelVivian, et les divisions Cole et Walcker.
La marche de la colonne du maréchal Beres- dlu-ford n’éprouva aucun obstacle, et elle fut à peine BereXT^irobservée par les détachemens de gendarmerie Bordeauï -qu’écartaient aisément les hussards anglais .
Le marquis de Laroche-Jacquelein chargé desinstructions du duc d’Angoulème , la précéda dedeux jours, et arriva secrètement à Bordeaux .
Le comité royaliste convoqué , il lui annonceque les troupes anglaises qu’ils ont si vivementdésirées sont en marche et se présenteront le sur~lendemain aux portes de la ville, qu’il ne reste plusqu’à se déclarer si l’on veut jouir enfin de la pré-sence du petit-fils de Henri IV ( 1 ). Déjà quel-
(i) Voyez Beaucliamp , tora. II, liv. XIII, pag. 89.