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Tome second. Première partie.
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Retraite desFrançais surToulouse .

3o8 CAMPAGNE DE l8l4,

crivaient de défendre. La cavalerie, à l’extrêmedroite , s’appuyait à la route de Trie.

Les avant-gardes des Alliés furent arrêtées parles troupes légères placées dans les faubourgs deTarbes et au village d’Aureilhan ; bientôt touteleur armée se déploya sur la droite des Français ,et fit jouer une nombreuse artillerie contre lesponts de Tarbes , que les avant-postes repassèrentpourtant en bon ordre.

Le lieutenant-général Hill traversa la ville à lahâte, croyant poursuivre une troupe en retraite;qu’on juge de sa surprise lorsqu’après avoirgravi les hauteurs, il se trouva en face du corpsdu général Clausel prêt à le recevoir ! LordWellington voulut alors presser la marche dugénéral Clinton ; mais il était trop tard pour qu’ilpût arriver à temps, et sa manoeuvre fut en pureperte. L’armée française continuant en ordre sonmouvement rétrograde, alla prendre position :le général Clausel à Clarac derrière le Larros,les deux autres lieutenances à Tournay , cinq ré-gimens de cavalerie à Trie. Le seul avantage queproduisit aux Alliés la manoeuvre de Clinton,fut de couper de l’armée un détachement de200 chevaux, que le général Soult rallia heureu-sement le soir.

Le lendemain l’armée française commença sonmouvementsurToulouse parMonrejeau etSaint-Gaudens. Le baron Clausel chargé de flanquer