CHAPITRE XXIII.
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Le Minisire de la guerre, en informant le ducd’Albufera de ses dernières résolutions , lui man-dait que l’intention de l’Empereur était qu’onfît immédiatement la remise de toutes les placesau prince Ferdinand , en prenant toutefois lesmesures convenables pour assurer la rentrée deleurs garnisons.
Ces instructions avaient un sens trop contra-dictoire pour ne pas donner lieu à de nouvellesobservations. « Comment est-il possible, écrivait» le Maréchal au duc de Feltre , d’envoyer ou de» conduire aujourd’hui le Prince à Barcelonne ,» lorsque les circonstances ont affaibli mon ar-» mée et me forcent de la tenir concentrée sous» Figuères ? Comment puis-je faire faire la remise» des places où nous avons des garnisons, s’il« ne se reconnaît à lui-même aucune autorité ?«Enfin, quelles sûretés, quelle garantie sont à» ma disposition? Il n’y en a qu’une seule,c’est» de le garder.... Mais l'Empereur lui a-t-il donc» accordé un passe-port pour qu’on le retienne» encore? D’ailleurs, le séjour de ce Prince sur» la frontière ne sera-t-il pas embai'rassaut, nui-» sible même au succès des négociations enta-« mées, dès que le secret de l’incognito n’exis-» tera plus ?.... »
Mais avant que ces observations fussent sou-mises à l’Empereur, l’auguste prisonnier arriva le<10 à Perpignan , sous le nom du comte de Barce-