chapitre xxiv. 3 ai
en route sur-le-champ. Ce plénipotentiaire, arrivéà Nancy le 6 janvier, fit au prince de Metternich la demande de passe-ports pour se rendre auquartier-général des Alliés ou à Manheim, villedésignée pour le prochain congrès. Mais déjà lecabinet de Vienne n’était plus aussi maître desnégociations qu’il avait annoncé l’être dans leprincipe. Le prince de Metternich s’excusa dene pouvoir les lui envoyer, motivant son refussur la nécessité où se trouvaient les Souverainsd’attendre l’arrivée de lord Castlereagh.
Huit jours s’écoulèrent dans cette attente.Cependant, forcé de se retirer devant l’arméeennemie qui avait pénétré en France , le duc deVicence eut le temps de réfléchir sur la tour-nure sinistre des événemens, et sollicita le 17, deSaint-Dizier , de nouvelles instructions de l’Em-pereur. « Notre position est bien changée depuis» quelques jours , lui écrivait-il, la marche ra-» pide de l’ennemi sur tous les points, l’envahis-3> sement d’une grande partie du territoire de3> l’Empire, le découragement presque absolu3) dont je suis témoin, rendent un armistice indis-33 pensable. J’ai donc besoin de connaître les in-33 tentions de V. M. Elle sentira que dans les cir->3 constances présentes , je ne puis rien, si elle» ne daigne me faire parvenir ses ordres. »
Le duc de Vicence faisait sentir l’urgenced’arrêter la marche des Alliés, de chercher par
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