Band 
Tome second. Première partie.
Seite
340
JPEG-Download
 

340 CAMPAGNE DE l8l4,

alors qu’on lui laissât quelques jours pour exa-miner ce projet, ce qui lui fut accordé.

Le projet Le Ministre en adressa copie à l’Empereur, lercjet'é'par n»! suppliant de lui donner les bases du contre-projetpoieou. qu’il se proposait de produire le plutôt possible,et lui fit pressentir que, pour parvenir à l’œuvrede la paix, il devait consentir à la cession de la Hol-lande, de la Belgique, du Piémont, de Mayence et d’une partie du Mont-Tonnerre , le conjurantde ne point confier à de nouveaux hasards lesdestinées d’un empire auquel un peu de modéra-tion rendrait en peu de temps sa force et sasplendeur.

Ce projet ne pouvait arriver dans une circons-tance moins opportune. L’Empereur après avoirterrassé l’armée de Silésie , venait en deux com-bats de refouler la grande armée sur la rive gauchede la Seine. Il fut d’autant plus révolté de la duretédes conditions qu’on lui imposait, qu’ayant reprissur les Alliés l’ascendant de la victoire, il croyaitdécider en une seule bataille la grande questionde f intégrité de l’empire dans ses frontières natu-relles. Craignant donc que son plénipotentiairene s’engageât dans une fausse démarche, il se hâtade lui retirer les pouvoirs illimités qu’il lui avaitenvoyés le 8, et le gourmanda de ne point donneraux négociations une autre tournure, lui faisantconnaître par-là qu’il ne souscrirait point auxsacrifices exigés de lui, tant que la guerre lui of-