CHAPITRE XXIV.
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» portante , elle peut avoir eu un instant tant» de fatales conséquences, que je regarde comme» un devoir de revenir encore , au risque de lui» déplaire , sur ce que j’ai mandé si souvent à» V. M. U n’y a point de faiblesse dans mon opi-» niou, Sire ; mais je vois tous les dangers qui» menacent la France et le trône de Y. M. , et» je la conjure de les prévenir. Il faut des sacri-» fices , il faut les faire à temps. Comme à Pra-» gue , si nous n’y prenons garde , l’occasion va» nous échapper. La circonstance actuelle a plus» de ressemblance avec celle-là , que Y. M. ne le» pense peut-être. A Prague , la paix n’a pas été» faite et l’Autriche s’est déclarée contre nous,» parce qu’on n’a pas voulu croire que le temps» fixé fût de rigueur. Ici la négociation va se rom-)> pre , parce qu’on ne se persuade pas qu’une» question d'une si grande importance puisse» tenir à telle ou telle réponse que nous ferons,« et à ce que cette réponse soit faite avant tel)> ou tel jour. Cependant, plus je considère ce» qui se passe, plus je suis convaincu que si nous» ne remettons pas le contre-projet demandé ,» et qu'il ne contienne pas des modifications aux» bases de Francfort , tout est fini. J’ose le dire» comme je le pense , Sire , ni la puissance de» la France , ni la gloire de V. M. , ne tiennent» à posséder Anvers ou tels autres points des» nouvelles frontières.