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Tome second. Première partie.
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348 CAMPAGNE DE l8l4,

» Cette négociation, j’ose le répéter , ne res-

semble à aucune autre. Elle est même totale-3 ) ment l’opposée de toutes celles que Y. M. a di-33 rigées jusqu’ici. Nous sommes bien loin de33 pouvoir dominer ; ce n’est qu’en suivant avec3 ) patience et modération la marche établie que» nous pouvons espérer d’atteindre le but. Nous-)> écarter de notre marche , serait tout perdre.33 Les Anglais , à cause de leur responsabilité,3 ) les hommes haineux qui sont ici pour satisfaire33 leurs passions , aimeront certainement mieux33 rompre que de revenir aux bases qu’ils ont3 ) écartées , que d’entamer même les discussions33 en partant de ce point.

3) La négociation une fois rompue , que Y. M.3) ne croie pas la renouer comme on a pu le faire33 en d’autres occasions : on ne veut qu’un pré-33 texte, et faute de nous décider à prendre le33 parti qu’exige les circonstances , tout nous3) échappera sans que I on puisse prévoir quand33 et comment on pourra revenir à des voies de3 ) conciliation.

33 Je supplie Y. M. de réfléchir à l’effet que fera3 ) en France la rupture des négociations , d’en33 peser toutes les conséquences. Elle me rendra3 ) encoreassezdejustice pour penser que pour lui3 ) écrire comme je le fais, il faut porter au plus3 ) haut degré la conviction que ce moment va» décider des plus chers intérêts de Y. M. et de)3 ceux de mon pays. )>