CHAPITRE XXV.
3 97
cîe ce pas difficile où l’imprudence l’avait jetée ?
Il suffisait en effet de traverser la ville au galop ,et d’aller prendre position sur les hauteurs quidominent la vallée de Belle-Croix ; car , d’aprèstoutes les données , il était probable que l’ennemi11’avait pas encore d’infanterie dans Sézanne ; ils’agissait donc d’une surprise où les plus hardisdevaient nécessairement l’emporter.
Cet avis prévalut, mais la lenteur mise aux Combat dedispositions d’attaque , donna le temps aux Prus-siens de préparer la défense, et les dragons furentvigoureusement reçus à leur première charge. Lejour découvrant enfin le millier de chevaux quibarrait le passage, leur rendit un peu de con-fiance. On les fit d’abord cauonner en front parune batterie légère, et charger ensuite sur lagauche dans le vallon de Belle-Croix. Quoiqueces charges ne fussent pas poussées à fond, ellesdéterminèrent les Prussiens à se retirer sur laroule de La Ferté à droite du Morin. Durant cetengagement de cavalerie , le général Christian!traversa la ville au pas redoublé, et alla s’établirsur la hauteur , à l’embranchement des routes deLa Ferté et de Coulommiers .
Le combat cessa vers 9 heures du matin. Lacavalerie, après avoir tourné Sézanne de la droiteà la gauche, rejoignit la grande route vis-à-vis latuilerie , et forma l’arrière-garde avec une bat-terie légère. L’ennemi perdit, dans cet engage-