CHAPITRE XXV.
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Ville à Château-Thierry , vers le nord de mêmequ’au midi jusqu’à Provins , que des traversesimpraticables. Il était donc indispensable de s’enemparer ; mais sa situation ne rendait pas cetteentreprise facile. La ville est au fond d’un val-lon étroit où le Morin baigne la part je méridio-nale de son enceinte. Les collines qui formentle bassin de cette rivière , sont très - élevées ,particulièrement celles de la rive droite quicommandent en cet endroit celles de la riveopposée. Ajoutez à cela qu’à 600 mètres de laville, la chaussée de la rive gauche est tracée surle revers septentrional d’une colline , et qu’elleforme, par ses sinuosités, une espèce de tranchéesusceptible d’être défendue pied à pied.
Dès que les Prussiens aperçurent la tête de lacolonne française , ils firent jouer sur elle leurartillerie qui l’arrêta tout court, parce qu’onn’avait pas assez de pièces pour lui répondre. Leduc de Trévise , après avoir reconnu la position ,ordonna une attaque de vive force sur la chaus-sée , pendant qu’une division chercherait à s’in-troduire dans la ville en suivant le cours de larivière. On fut ramené des deux côtés, et lesapproches de la nuit faisant craindre au duc deTrévise de ne pouvoir sortir de jour de cettefausse position , il se décida à se retirer sur leplateau de Chartronge, par la gorge qui le séparede celui de Lécherolles.
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