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Tome second. Deuxième partie.
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4<>4 CAMP ACNE DE 1 8 14 V

gnait encore la pénible certitude de ne pouvoirtout-à-l’heure couvrir Paris . En effet, il étaitprobable que l’ennemi, maître de Coulommiers et de La Ferté-sous-Jouarre , devait les prévenirdevant ses murs. Dans cette situation désespérée,il ne leur resta d’autre voie de salut que de se jetersur Provins par la traverse, pour de là s’achemi-ner par Nangis vers la capitale.

Le 27 mars, à deux heures du matin, l’armée semit en marche par Chartronge, Courtacon etChampcenetz sur Provins , où elle arriva à dix heu-res du matin. Le comte de Pahlen ne la poursuivitque jusqu’à Courtacon, d’où, ayant été rappelévers Crécy , il laissa à sa suite un millier de che-vaux aux ordres du général Ilowaiski.

On s’était établi à Provins depuis trois heures,lorsqu’un pulk de Cosaques se montra sur le montJubert ; c’en fut assez pour faire évacuer la villedans le plus grand désordre. Cependant les re-connaissances envoyées dans toutes les direc-tions, n’ayant rapporté que des nouvelles rassu-rantes , les quartiers-généraux redescendirent enville pour y passer la nuit ; la troupe campa surle plateau de Maison-Rouge. C’était une grandefaute de faire si peu de chemin ce jour-là ; et,puisqu’à deux heures on avait repris les armes ,il valait autant se porter de suite à Nangis, pourgagner une journée. Au moins fallait-il en cou-