Band 
Tome second. Deuxième partie.
Seite
462
JPEG-Download
 

Rapport ducapit® Peyrerenvoyé parl’cnuemi.

462 CAMPAGNE DE l8l4>

ne lui cacha point qu’ils allaient avoir en tête desmasses tellement supérieures, que leurs talenset leur caractère , aidés de tout le courage destroupes , ne laissaient d’autre espoir que dedisputer le terrain pied à pied. Le Roi n’avaitpour les soutenir ni réserves , ni troupes auxi-liaires , ou du moins celles qu’il aurait pu tirerdes dépôts répandus à une ou deux journées demarche de Paris , ne pouvaient arriver avant lafin de la bataille. Mais comme il résultait de cerapport que le duc de Trévise n’était point en-core engagé dans toute la ligne, le Roi, après enavoir conféré avec les ministres et les généraux rchargea le chef d’état-major Allent de retour-ner sur la ligne , pour continuer à y observerl’ennemi, et de demander au duc de Trévise,s ’il11e lui serait pas possible d’envoyer un détache-ment au secours de son collègue, sur le terrainoù l’ennemi semblait avoir le plus d’intérêt à s’é-tablir.

Pendant cette nouvelle reconnaissance , le roiJoseph ne désespérait point encore , lorsquele général Hullin lui amena un ingénieur dessapeurs-pompiers , qui, chargé par lui la veillede reconnaître les dehors de la ville, était tombéà Pantin dans les avant-postes des Alliés. Aprèsavoir été gardé au bivouac des Cosaques, le ca-pitaine Peyre obtint d’être conduit au quartier-