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Tome second. Deuxième partie.
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47 (i) 2 CAMPAGNE DE l8l4,

des pièces et des caissons, la frayeur des chevaux,l’inexpérience des conducteurs , jettent le désor-dre dans la colonne. Les lanciers tuent, mettenthors de combat, ou enlèvent les canonniers, ets’empal ent de leurs pièces. Mais au moment oùlegénéral Kamenewne trouvait plus de front aucun,obstacle, et croyait avoir le temps d’éviter la char-ge de liane dont le menaçait le général Vincentavec les Cosaques polonais, le colonel Ordenerse frayant un passage à travers les clôtures des jar-dins , tombe avec le 3o e régiment de dragons surle flanc de l’ennemi, et le force de lâcher prise.Le major Evain en profite pour rallier quelquespièces, les mettre en batterie, et seconder parun feu de mitraillé la charge des dragons. A labarrière du Trône, la garde nationale, malgré safaiblesse, forme un détachement qui, sous lesordres du chef de bataillon Saint-Romain et ducapitaine Calmer, se porte au soutien de l’artil-lerie. Le général Kamenew se retire alors emme-nant plusieurs pièces et quelques prisonniers, aunombre desquels étaient six élèves(i) de l’Ecole

(i) Un de ces Elèves renversé dans nn fossé, allait être percé d’uncoup de lance, quand un lancier, touché de son courage et de sajeunesse, arrêtant le bras de son camarade, s’écria: « Pas tuer» jeune Français ! »

Us furent rendus le surlendemain par le général Sacken , gouver-neur de Paris .