CHAPITRE XXVII. 49^
Maréchalne pouvait lui opposerquesa cavalerie,car il avait plus que jamais besoin du reste deses troupes, pour contenir en avant des barrièresles corps victorieux de Kleist , d’Yorck et de Wo-ronzow.
Cette situation de la gauche coïncidait aveccelle de la droite; ce fut alors que le duc deTrévise reçut la première communication de soncollègue; mais il n’avait point encore l’autori-sation de capituler, et elle ne lui parvint en effetque vers cinqbeures. Ses officiers etceux ducomteBelliard cherchaient en vain le roi Joseph, dis-paru depuis long-temps de son quartier-général,et dans une position aussi critique, le Maréchal,par sa contenance, en imposait à l’ennemi quihésitait encore à aborder Montmartre .
Sur ces entrefaites, survint le générai baronDéjean , aide-de-camp de l’Empereur , qui l’avaitexpédié de Dolancourt avec des instructionsverbales, pour les Maréchaux. Ainsi Napoléon,s’il en eût pris dès-lors la résolution, eût puarriver lui-même et disputer Paris . Mais ce n’étaitpoint alors ses intentions, et les instructionsdont son aide-de-camp était l’organe, prescri-vaient au duc de Trévise de ne pas s’obstinerà sauver la capitale par les armes, et de cher-cher a la garantir d’une occupation étrangère,en donnant avis au prince de Schwarzenberg des