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très et sur la plate-forme du bâtiment carréqui est en avant de la barrière, aux créneauxdu tambour en charpente, tandis que les canon-niers-vétérans se plaçaient à leurs embrasures.Un feu vif et nourri commença aussitôt contre lefaubourg, chassa des rues les tirailleurs enne-mis et les força de se jeter dans les maisons.
Cependant le Maréchal ne se dissimulant pasque si l’ennemi amenait, dans le haut des Bâti-gnolles une batterie supérieure à l’ancienne,il enlèverait des premiers coups les palissadesdu tambour, conçut l’idée de ménager uneretraite à ses défenseurs derrière un retranche-ment qu’il ordonna de construire à la hâte avecles charrettes et les bois d’un chantier. Le senti-ment du péril et l’esprit d’imitation firent bien-tôt commencer une autre barricade dans le basde la rue (1).
L’ennemi de son côté , soit qu’il ne jugeâtpoint à propos d’attaquer la barrière , ou qu’ilvoulut en éteindre le feu avant de mettre soncanon en batterie, se bornait à fusiller du haut
(i) Quelques sapeurs-pompiers de garde à la caserne du Mont-Blanc , s’étaient mis d’eux-mémes à ce travail, aidés parles hommes,les femmes, les enfans du voisinage, donnant sans le savoir unexemple des ressources qui restaient à l’armée, et la meilleure rai-son d’un armistice qui évitait de porter le combat dans Paris .