Les détenusde quelque^prisons cher-client à s’é-chapper.
Patrouillesde nuit.
5l2 CAMPAGNE DE l8l4j
Trévise, navré de laisser l’étranger au cœur de
la France, et Paris à sa merci.
Toutes les mesures prises par le duc de Co-negliano ou son chef d’état-major, pour le ser-vice de la nuit, furent exécutées. Sur quelquespoints, l’ivresse ou la fatigue des tambours deplanton empêcha les ordres de parvenir ; surd’autres , il survint des incidens que les ordresn’avaient pas prévus; mais le zèle et l’intelligencedes officiers et des gardes nationaux remédia àtout. Aux Tuileries , le chef du poste , de concertavec l’architecte, lui-même officier supérieur dela garde nationale, prit les dispositions nécessai-res pour conserver et défendre au besoin lechâteau. Dans quelques prisons, les détenus pro-fitèrent pour s’échapper de l’intervalle qui s’é-coula entre le départ des postes de la ligne etl’arrivée de la garde nationale. Elle ramena lesuns et contint les autres ; les maraudeurs et lesgens à la suite de l’armée furent conduits ou diri-gés sur ses colonnes; les cosaques qui pénétrè-rent par dessus les palissades furent, suivant laconsigne, saisis à l’instant même et sans bruit,et gardés en lieu sûr jusqu’au lendemain. A l’inté-rieur, de continuelles patrouilles prévinrent lesrassemblemens. Beaucoup de maisons étaientbarricadées, et dans presque toutes les hahitansconservaient de la lumière jusqu’au dernierétaee : le moindre bruit attirait aux croisées les