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Tome second. Deuxième partie.
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CHAPITRE XXVIII. 5l3

femmes, les enfans, les vieillards. Quoique lapopulation fût inquiète et debout, néanmoinsles rues semblaient désertes; leur profond si-lence n’était interrompu que par la marche despatrouilles. Si, profitant de leur éloignement,quelques figures d’un aspect sinistre paraissaientse grouper comme des ombres , presque aussitôtd’autres patrouilles les écartaient ou les met-taient en fuite.

Vers le milieu de la nuit, le chef d’état-majorrendit compte aux Préfets de la situation de Paris .C’était pour eux un point de tranquillité, sans quel’avenir en fût moins un sujet d’inquiétude.Commeil s’agissait de diminuer pour la capitale les char-ges et les fâcheuses conséquences de l’occupa-tion des Alliés, leur premier soin devait êtresans doute dénommer un gouverneur, et d’oc-cuper les postes nécessaires à leur sûreté. Maisdes troupes parlant des langues diverses, fe-raient-elles aussi la police de cette ville immense,au milieu d’une population nombreuse , connais-sant sa force et s’indignant du joug étranger ? Dequelle importance n’était-il pas de conserverpour ce service la garde nationale, et d’en lais-ser la direction aux autorités civiles? Resteraient-elles chargées des Jogemens , des subsistances,de la répartition de toutes les charges publiques?Que deviendraient les établissemens, ces monu-

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Anxiété desPréfets.

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