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Tome second. Deuxième partie.
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520 CAMPAGNE DE l8l4,

souffrir l’outrage et de calculer les suites de larésistance. L’Empereur se tournant alors vers le ,chef d’état-major, lui demanda s’il pouvait comp-ter sur la garde nationale. Ce dernier répartitqu’il devait compter sur elle dans tout ce quepouvaient faire des gens d’honneur. L’Empereurrépliqua qu’il ne désirait rien de plus , et nevoulait aucune autre garantie. Il renvoya pourtout le reste au général Sacken, nommé gouver-neur de Paris , dont il loua les belles qualités,assurant que la capitale reconnaîtrait en lui ledépositaire sage et bienveillant d’une autoritétoute protectrice.

Retour de La députation se bâta de porter à Paris ces assu-

!a députation , r

à Paris . rances consolantes. D autres soins y appelaientd ailleurs les préfets et le chef d’état - major.L’armée devait traverser Paris , bivouaquer dansson enceinte , ou cantonner dans ses environs :il fallait pourvoir à sa subsistance et maintenirl’ordre pendant son passage. Le cortège traversaune seconde fois le champ de bataille. Les bi-vouacs étaient éteints ou fumans ; le soleil bril-lait d’un vif éclat ; sur cette terre si généreuse-ment arrosée de sang français , et couverte de ca-davres , les vainqueurs se formaient en colon-nes au bruit d’une musique guerrière portanttons à leurs bonnets une branche de verdure,et au bras cette écharpe blanche prise à laRothière pour se reconnaître dans la mêlée. Les