CHAPITRE XXVIII.
guerre qu’à cet homme , d’autant mieux désignéqu’il ne le nommait pas. Puis , par allusion à laproclamation du prince de Schwarzenberg , ilajouta : que ses sentimens et ceux de ses Alliésdéjà connus en France , le seraient bientôt dansParis meme ; que leurs intentions étaient de ré-gler avec ses magistrats et les plus notables habi-tans, tout ce qui serait utile à la Capitale ; qu’ilsne voulaient ni conquérir ni dominer la France ,mais apprendre et appuyer ce qu’elle-mêmejugerait le plus utile à sou bonheur, et -^atten-daient pour s’en occuper , que de connaître dansle voeu de Paris , centre de l’opinion , le voeuprobable de toute la France .
Les préfets non préparés à cette ouverturesur un sujet qui d’ailleurs excédait leurs pou-voirs , remercièrent l’Empereur de ses sentimensenvers la France , et de ses dispositions en faveurde la Capitale, et leurs demandes se renfermèrentdans ce qui intéressait Paris . L’Empereur promitavec grâce la conservation des musées , des mo-numens, des établissemens publics , de toutesles institutions civiles. Les magistrats insistaient f-a Garde
u m nationale est
sur le maintien de la garde nationale selon conservée,ses lois et règlemens particuliers , comme surl’institution la plus propre à maintenir l’ordre ,dans ce mélange des soldats de toute l’Europeavec une population étrangère à leurs mœurs età leurs idiomes , vive, irritable , incapable de