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Tome second. Deuxième partie.
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528 CAMPAGNE DE l8l4>

rent les mêmes senlimens envers la France , lemême désir de connaître son voeu, que l'empereurAlexandre avait manifesté le matin à la députa-agités tion de Paris. La paix avec Napoléon,la Régence,le retour [des Bourbons y furent agités tour-à-tour. La discussion persuada les Monarques etles plénipotentiaires de l’Autriche , que la paixet la stabilité en Europe serait impossible tantque Napoléon resterait Empereur ou Régent sousle nom de l’Impératrice ; qu’il fallait rappeler lesBourbons avec une constitution qui garantît tousles intérêts ; qu’à celte condition, Je Sénat, leCorps législatif, le Conseil municipal étaient prêtsà se déclarer; que leur vœu entraînerait celuidu peuple et de l’armée ; mais que cotte dé-claration devant les lier sans retour, exigeaitavant tout, que les Monarques alliés s’engageas-sent à ne plus traiter avec Napoléon , ni avec safamille, et à laisser la France libre de choisirson Gouvernement.

Les Souverains et le prince deSchwarzenberg,au nom de l’Empereur d’Autriche, acquiescèrentà cette demande. Une proclamation fut rédigée,telle qu’elle parut nécessaire pour déterminer etjustifier les actes des autorités législative et mu-nicipale ; elle fut siguée par l’Empereur Alexan-dre , au nom de ses Alliés, et contre-signée parle comte de Nesselrode , secrétaire d’état.

Dans cette pièce remarquable les Souverains