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Tome second. Deuxième partie.
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CHAPITRE XXVIII.

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pressentir au Conseil de Régence la nécessité dele réunir pour délibérer sur l’état critique desaffaires, leur proposition fut rejetée; afin d’ôtermeme tout caractère légal à ces assemblées,l’on enjoignit au président et aux divers officiersde se rendre à Blois avec l’Impératrice. Toute-fois des réunions avaient eu lieu le 29 chez unsénateur , et le 3o au palais même du Luxem-, As f mbl , <;es

1 # illégales du

bourg ; et si ces conférences n’aboutirent à au- sénat -cune résolution, la disposition d’esprit des Séna-teurs s’y manifesta assez ouvertement pour four-nir d’utiles indices sur la part qu’ils prendraientaux projets dont quelques-uns avaient la confi-dence. La proclamation du 3i mars déléguait auSénat tel qu’il restait, le droit dévolu aux Sou-verains de former un Gouvernement provisoirepour l’administration des pays occupés par leursarmées. Cette proclamation l’appelait aussi à faireune révolution, ce qui était moins naturel etmoins conforme à son titre de conservateur.

Mais Napoléon avait donné lui-inême l’exemplede renverser les Constitutions de la France et del’Europe; d’ailleurs une partie des Sénateurs étaitsecrètement attachée à la maison de Bourbon, oudésirait depuis long-temps une Constitution sem-blable à celle dont on les appelait à jeter les bases ;et ceux-ci composaient celte minorité libérale quel’Empereur n’avait jamais pu plier à ses volontés.

Tant de motifs l’emportèrent sur la circonspec-