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Tome second. Deuxième partie.
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Délibérationdu Couseilmunicip., mûrappelle lesBourbons.

534 CAMPAGNE DE l8l4 ?

eux - mêmes à l’ordre que le chef d’état - majordictait , toujours en donnant les explicationsdemandées. L’ordre était suivi d’une conférencesur les événemens du jour, dans leurs rapportsavec la tranquillité publique. Ces mesures furentautant que possible étendues aux faubourgs exté-rieurs; et la garde nationale de Belleville , sou-tenue par celle de Paris , rétablit le calme danscette commune et diminua pour ses habitansles maux de l’occupation.

Pendant que la garde nationale fidèle à l’es-prit de son institution , étrangère à la politique,se bernait à assurer la tranquillité publique et lamanifestation paisible des opinions, le Conseilmunicipal émettait son voeu sur la grande ques-tion soumise par les Souverains à la France . LesMembres dissidens ou incertains s’étaient tus ouretirés , et le Conseil à l’unanimité de ceux pré-sens, adopta une déclaration rendue bientôt publi-que. Dans cette pièce, le Conseil municipal aprèsavoir justifié sa détermination par l’esquisse viveet rapide des abus que Napoléon avait faits de sapuissance, se dégageait de toute obéissance en-vers lui, et votait sans réserve le rappel des Bour-bons. Mais ce n’était encore que la délibérationisolée d’une autorité loGale, et le Sénat s’assem-blait pour des actes plus décisifs. Dès le 28 ,un certain nombre de Sénateurs ayant fait