CHAPITRE XXVIII. 53^
au quartier-général de l’empereur Alexandre.Les adjudans-commandans de service y furent,et vinrent annoncer au commandant en chefque ce monarque, par l’organe de son ministre,exprimait le désir de voir arborer la cocardeblanche à la garde nationale. Le duc de Mont-morency n’y voyant pas d’inconvéniens, l’eûtprise volontiers; mais le chef d’état-major l’in-vita à différer jusqu’à l’heure du rapport, et deconsulter les chefs de légion sur la dispositiond’esprit où ils les auraient laissées. Six déclarè-rent qu’à peu d’exceptions près, leurs légionsprendraient la cocarde blanche ; les six autresaffirmèrent, au contraire, que les leurs n’y con-sentiraient pas. Ces explications achevèrent deconstater l’état de dissentiment où se trouvaientencore sur ce point les légions, les bataillons ,les compagnies, suivant les quartiers ,1a classe ,la profession , les habitudes et l’âge même desgardes nationaux.
Le chef d’état-major prit alors la parole, etdit, que ni le caractère ni les dernières mesuresde Napoléon, ne donnant lieu de présumer qu’ilse décidât à réunir ses ressources sur un théâtrefavorable à la guerre de chicane, il hâteraitlui - même, selon toute apparence, par seshésitations , le dénouement de la crise ; qu’ilétait dès-lors peu à craindre que les chancesde la guerre amenassent un de ces événemens
Propositionde prendre lacocarde blan-che rejetée.