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Tome second. Deuxième partie.
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538 CAMPAGNE DE 1 8 14 9

qui justifient dans les Souverains , les varia-tions de la politique; que les négociations en-gageant déjà les Alliés, et sur leur foi, les au-torités publiques et une partie de la Capitale,la marche naturelle des affaires entraîneraitbientôt la garde nationale dans le mouvementgénéral. Il fit voir qu’autant un acte libre etunanime de cette élite de la population seraitdécisif en faveur des Bourbons , autant on nui-rait à leur cause en déterminant dans ce corpsdes résistances ou des divisions, qu’on ne pour-rait vaincre qu’avec l'intervention de l’étranger;il insista sur l’inconvénient de détruire par unemesure prématurée l’unité d’esprit et d’actionque la garde nationale devait à l’objet simple ,et non contesté , qu'elle avait à remplir pourle maintien de l’ordre public. laissa entrevoircombien la situation déjà critique de la Capitaleserait aggravée , si elle cessait de pouvoir se pro-téger elle même, et conclut de ces considéra-tions qu’il importait à l’Etat et à la ville de Paris qu’elle ne prît la cocarde blanche qu’au momentoù toutes les légions y seraient préparées, etqu’alors même elle ne l’arborât que sur unordre de l’autorité civile, afin d’écarter touteidée d’intervention d’une force armée dans lesactes politiques.

Cet avis fut adopté à l’unanimité; cependant undes adjudans-commandans exprima la crainte que