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Tome second. Deuxième partie.
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54o CAMPAGNE DE 1 8 14 5

portant que difficile, du département de laSeine . Les militaires blessés, prisonniers oufatigués de la guerre, avaient été autorisés àrester à Paris . Des négociations ouvertes avecles généraux et les chefs de corps produi-saient chaque jour des défections nouvelles.Une adresse aux armées françaises , adoptée le 2avril par le Gouvernement provisoire , les dé-gageait de toute obéissance envers Napoléon , etleur annonçait qu’elles n’appartenaient plus àcet homme, mais à la patrie. Des officiers et dessoldats isolés, ceux des cadres oubliés dans lapremière division , des militaires même des divi-sions stationnées sur la rivière d’Essonne , arri-vaient d’heure en heure à Paris . La subsistance,le logement, et surtout la police de celte foulede gens débarrassés des liens ordinaires de lahiérarchie et de la discipline , exigeaient beau-coup de prudence et de sagacité dans l’exerciced’une autorité qui reposait moins sur la forceque sur la persuasion.

Le général Dessol]es convenait à ce comman-dement ; car son nom était connu de l’armée.Chef d’état-major de Moreau , il avait justifiédans la campagne de 1800, les espérances qu’ildonna dès 1799 en Valteline; ses commande-mens en Espagne et dans le Hanovre prouvè-rent qu’il n’était étranger ni à l’administrationni au Gouvernement. Placé plusieurs fois par Na-