CHAPITRE XXVIII. 5^
poléon dans l’alternative de lui déplaire ou del’huinilier , il se montra moins jaloux de lafaveur du Souverain que de sa propre dignité ;enfin il était gendre du général Dampierre , pre-mier des généraux en chef morts sur le champde bataille dans la guerre de la révolution. Tousces titres lui donnaient droit à la confiance deses frères d’armes et de ses concitoyens.
Le général Dessolles désigna pour le seconderdans le commandement militaire de Paris , lecomte Ricard, que sa blessure y avait retenu,et dont l’esprit et l’activité promettaient uneutile coopération. L’accession de ces deux offi-ciers - généraux entraîna beaucoup de militai-res , par les motifs qui les avaient eux-mêmesdécidés, le désir d’arracher leur pays au dou-ble joug de Napoléon et de l’étranger, et d’a-bréger la dangereuse agonie d’une autorité expi-rante.
Le Gouvernement provisoire prit encore dansla journée du 2 avril, quelques mesures de moin-dre importance: telles que les arrêtés qui eurentpour but d’accélérer le retour du Pape dans sesEtats , et le renvoi du prince Don Carlos en Es-pagne . Mais ce qui l’occupa surtout, ce fut lapréparation des actes qui devaient signaler lajournée du lendemain.
Ce fut le 3 avril qu’il acheva de s’organiser ,en désignant' des commissaires pour tenir jus*