CHAPITRE XXIX. 55 1
terie dans le bois de Perthes, et des essaims detirailleurs à pied et à cheval , bordaient laMarne . Sa première ligne était en avant de laroute, face à la rivière ; sa seconde en arrière;l’artillerie entremêlée de quelques escadrons,placée sur la chaussée même qui en domine lecours.
Croyant alors amée du prince de Schwarzenberg, Napoléonrappela les corps d’infanterie qui étaient prèsde Yassy , et ordonna aussitôt à la cavaleriede franchir la Marne au gué d’Hallignicourt. Lecomte Sebastiani la passa en colonne par pelo-tons , et se déploya à droite et à gauche du gué,soutenu par les corps des comtes St.-Germain,Milhaud et Yalmy, qui se formèrent sur seslianes. L’infanterie de la garde, celle du comteGérard et du duc de Tarente suivirent la cava-lerie , mais le duc de Reggio se dirigea sur Saint-Dizier par la route de Joinville.
Dès que l’arméé française fut formée,la cava-lerie en première ligne, l’infanterie en seconde,entre Hallignicourt et Hoiricourt, l’action s’en-gagea à gauche par échelons, le centre et ladroite marchant en ligne.
Le baron Winzingerode s’apercevant qu’ilavait toute l’armée française sur les bras, cher-cha à éviter le combat dans un terrain si peupropre aux manoeuvres de sa cavalerie ; mais
percevoir l’avant-garde de l’ar-
Combat àe