Band 
Tome second. Deuxième partie.
Seite
562
JPEG-Download
 

562 CAMPAGNE DE l8l4,

et rendit un compte succinct de la bataille'deParis. Le prince de Neuchâtel et le duc deYicence arrivèrent sur ces entrefaites. « Eh bien,» vous entendez ce que dit Belliard , Messieurs ?«Allons , je veux aller à Paris ; partons ! Caulin-» court, faites avancer ma voiture. » Pendantce colloque, on avait fait environ 3 kilomètres.Le général Belliard représenta à Napoléon qu’ilne pouvait aller plus loin, qu’il n’y avait plusde troupes à Paris . « C’est égal, dit-il, j’y trou-» verai la Garde nationale, l’armée me rejoindra«demain où après-demain, et je rétablirai les«affaires. — Mais je répète à votre Majesté qu’elle» ne peut aller à Paris . La Garde nationale, d’après«le traité, garde les barrières, et quoique les« Alliés ne doivent y entrer qu’à 7 heures , il se-» rait possible qu’ils eussent passé outre*et qu’elle« rencontrât, aux portes ou sur les boulevards, des, «postes russes ou prussiens. —N’importe, je veux)>y aller : ma voiture ! suivez-moi avec votre ca-« valerie. — Mais, Sire, votre Majesté s’expose à se«faire prendre' et à faire saccager Paris ; plus«de 120 mille hommes occupent toutes les hau-» leurs environnantes ; d’ailleurs, j’en suis sorti en«vertu d’une convention, et ne puis y rentrer»—Quelle est cette convention? Qui l’a conclue?» — Je ne la connais pas , Sire ; seulement le duc» de Trévise m’a prévenu qu’elle existait et que je«devais me porter à Fontainebleau . — Que fait