566 CAMPAGNE DE l8l4,
perdit en tentatives de négociations lin temps
qu’ii aurait dû employer à transporter le théâtre
de la guerre en de nouvelles contrées, loin de sa
Capitale.
Taudis que les ducs de Trévise et de Raguse s'établissaient, conformément à ses ordres , surla rivière d'Essonne,que le gros de l’armée s’ache-miuait jour et nuit vers Fontainebleau , Napoléondépêcha le duc de Yicence auprès de l’EmpereurAlexandre avec des propositions qu’il croyaitpropres à le désarmer; mais , ainsi qu’on l’a ditau chapitre précédent, déjà les Souverains alliéss’étaient engagés à ne plus traiter avec lui.
Réorganisa- Immédiatement après son retour à Fontaine-
tion de l’ar- 1 . . ,
niée française, bleau, 1 Empereur donna ses premiers soins ala réorganisation de l’armée. Tous les régimensprovisoires furent dissous et répartis dans lesautres. La division Boyer de Rebeval rejoi-gnit le corps du duc de Trévise ; celui du ducde Raguse fut renforcé par deux bataillons de vé-térans, par les divisions Compans et Ledru, ainsique par toutes les troupes de la garnison deParis . Les corps des deux Maréchaux ayant,pourainsi dire,perdu toute leur artillerie, soit à Fère-Champenoise soit devant Paris , reçureut cha-scun 3o pièces parfaitement approvisionnées. Lagendarmerie à pied de la Seine , de Seiue-et-Marne et Seine-et-Oise , forma un bataillon d’en-viron 6oo, hommes, destiné à faire brigade avec