CHAPITRE XXIX.
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de la Gour-de-France, on rencontra une colonned’infanterie.—Quelles sont ces troupes, dit l’Em-pereur? C’est le corps du duc de Trévise , répondle général Curial. — Faites-le appeler. Il est en-core à Paris . Alors sur les représentations réité-rées et pressantes que le prince de Neuchâtel ,le duc de Vicence et le général Belliard firent. à Napoléon, il se décida à retourner à la Gour-de France où il soupa, et partit ensuite pourFontainebleau , après avoir ordonné que toutesles troupes prissent position aux environs d’Es-sonne . En effet, au fur et à mesure quelles ar-rivèrent de Paris , elles furent placées sur les hau-teurs de Longjumeau , derrière la petite rivièred’Essonne .
Ainsi le 3i mars, les débris de cette armée,dont les efforts surnaturels n’avaient pu sauverla Capitale, se pressaient encore autour de lui.En un jour ou deux , tous pouvaient être réunis;Paris était conquis ; mais quelles ressources im-menses restaient encore pour prolonger la guerreen se jetant, à fortes journées sur les armées dumidi , tandis que les provinces de l’est se seraientinsurgées sur les derrières de l’ennemi ! Un princed’un caractère inflexible aurait pu, sinon sauverson trône , du moins sortir avec gloire de cettelutte ; et Napoléon qui accusa son frère demanquer d’énergie , ne montra pas plus de fer-meté que lui dans une circonstance si décisive; il